L'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) a été informée par les autorités allemandes d'un cas de rage chez un chien adopté. L'animal avait été amené en Allemagne en novembre par l'intermédiaire d'un organisme russe. Le chien a développé des symptômes en janvier et est décédé peu après. Par mesure de précaution, l'AFSCA contacte cinquante propriétaires de chiens adoptés aux cours des six derniers mois via cette organisation. Il leur est demandé d'être vigilants quant à tout changement de comportement ou symptôme éventuel chez leur animal. Neuf chiens doivent en outre rester en isolement à domicile jusqu'à 6 mois après leur arrivée en Belgique. À l'heure actuelle, rien n'indique qu'il y ait une contamination en Belgique.
Le chien allemand était plus jeune que l'âge indiqué sur le certificat, ce qui rendait impossible une vaccination correcte contre la rage. Pour les animaux provenant de Russie, outre la vaccination elle-même, un test sanguin doit être effectué après un mois et un délai d'attente de trois mois doit être respecté avant qu'ils puissent être importés en Europe. La fraude ayant été constatée dans les documents de ce chien, la fiabilité des certificats de santé des autres chiens de cette organisation russe est désormais également remise en question.
Un animal atteint de la rage n'est généralement contagieux que deux semaines avant l'apparition des symptômes. La contamination a donc pu se produire pendant le transport ou, plus probablement, avant le départ du lieu de rassemblement en Russie ou pendant la période où les animaux vivaient encore dans la rue. Cela signifie que d'autres chiens ont également couru un risque de contamination. La maladie est toujours présente en Russie et des animaux infectés sont régulièrement découverts.
« Ce cas de rage est un nouveau signal d'alarme qui nous rappelle les risques sérieux liés à l'adoption de chiens et de chats provenant de pays où la rage est encore présente. Nous recommandons donc vivement aux personnes qui adoptent des animaux provenant de ces pays, d'être très vigilante quant à tout changement de comportement ou symptôme chez son animal et d'éviter autant que possible tout contact avec des personnes et des animaux pendant les 6 mois suivant son arrivée. » Kathy Brison, porte-parole AFSCA.
La Belgique est officiellement indemne de rage, mais le virus est encore présent dans de nombreux pays. Cette année, 51 cas ont déjà été signalés en Europe, principalement en Europe de l'Est et en Turquie. Afin de protéger notre pays contre l'introduction du virus, des règles strictes s'appliquent à l'importation de chiens et de chats en Belgique.
Les animaux doivent :
- Être identifiés par une puce électronique. Le numéro de la puce doit être enregistré dans la base de données centrale dogID/catID dans les 8 jours suivant l'arrivée de l'animal en Belgique.
- Être accompagnés d'un passeport européen et/ou d'un certificat sanitaire officiel (pour les pays hors UE ou en cas d’importation commerciale comme, par exemple, via des organisations d’adoption).
- Être correctement vaccinés contre la rage. Ce vaccin ne peut être administré que lorsque l'animal est âgé de 12 semaines ou plus. La vaccination n'est valable qu'après un délai minimum de 21 jours.
- Pour de nombreux pays hors UE (dont la Russie), un test sanguin doit également être effectué au moins 30 jours après la vaccination afin d’en vérifier l'efficacité. Ensuite, un délai d'attente de 3 mois s'applique avant que l'animal puisse voyager en Europe.
- Être contrôlés à un poste de contrôle frontalier (en cas d’importation commerciale, par exemple via des organisations d’adoption provenant de pays hors UE).
À propos de la rage
La rage est l'un des virus les plus mortels au monde pour les animaux et les humains. Chaque année, environ 60 000 personnes en meurent, dont 40 % sont des enfants de moins de 15 ans. Vous pouvez être infecté par une morsure, une griffure ou même un léchage d'un animal infecté. Dans 99 % des cas, les personnes contractent le virus par l'intermédiaire d'un chien infecté. Un animal infecté peut ne présenter aucun symptôme pendant 6 mois avant de développer la maladie. Même si un animal semble en parfaite santé, il peut néanmoins infecter d'autres animaux ou des personnes. Dès que les symptômes apparaissent (tels qu'une salivation accrue, un comportement agressif, une paralysie, de la fièvre, des maux de tête et une perte d'appétit), aucun traitement n'est plus possible. La maladie est alors toujours mortelle.
À propos de l'AFSCA
Depuis 25 ans, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) veille à la sécurité de l'ensemble de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur. Quelque 1 400 collaborateurs effectuent chaque année plus de 107 000 contrôles dans des entreprises alimentaires (exploitations agricoles, fabricants, abattoirs, magasins, horeca, etc.) et prélèvent et analysent environ 67 000 échantillons de produits au sein de la chaîne alimentaire. L'Agence est également compétente pour les contrôles en matière de santé animale et végétale et joue un rôle important dans l'importation et l'exportation de denrées alimentaires, d'animaux et de végétaux vers et depuis d'autres pays.
Personne de contact pour la presse
Kathy Brison - Porte-parole de l’AFSCA
Tél : +32 479/96.01.53
E-Mail : kathy.brison@afsca.be
Information additionnelle
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