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Rapport d'activités 2024
Santé végétale

La surveillance de la santé des végétaux demeure une mission centrale de l'AFSCA. Elle est organisée sur la base de programmes prédéfinis qui s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie sanitaire globale.
 
Cette surveillance permet de garantir, au niveau international, que nos végétaux et produits végétaux satisfont aux dispositions légales et est importante pour la Belgique dans le cadre du commerce intracommunautaire et des exportations vers des pays tiers.

Surveillance des organismes nuisibles aux plantes

Chaque année, l’AFSCA analyse des végétaux, des produits végétaux, de la terre et d’autres matériaux (matériaux d’emballage en bois, palettes...) susceptibles d’être porteurs de maladies végétales et de parasites. Vous trouverez de plus amples informations à la page « Santé des végétaux ».

Les échantillonnages sont effectués à l’importation, chez les producteurs, dans des entrepôts, des centres d’expédition, des espaces verts publics et des bois.

L’objectif de la surveillance est de s’assurer que les plantes et les produits végétaux cultivés dans notre pays répondent aux exigences phytosanitaires intracommunautaires, ainsi qu’à détecter les foyers d’organismes de quarantaine à un stade précoce afin qu’ils puissent être éradiqués. Elle permet aussi de garantir, au niveau international, que nos végétaux et produits végétaux répondent aux exigences légales. Un nombre important d'échantillonnages, essentiellement dans la culture de plants de pommes de terre, est délégué par l'AFSCA aux Régions. D’autre part, l’AFSCA effectue les contrôles sur les RNQP (« Regulated Non-Quarantine Pests », organismes nuisibles réglementés hors quarantaine en français) pour le compte des Régions sur la production de matériels de multiplication de plants fruitiers non-certifiés, des plantes ornementales et de pépinières et lors de l’importation de matériels de multiplication originaires de pays hors Union Européenne.

 

Plant Health 2024

Le risque d’introduction des organismes de quarantaine a fortement augmenté avec la mondialisation du commerce. Notamment en raison du changement climatique, ces organismes peuvent de mieux en mieux survivre dans nos régions, s’installer et provoquer d’importants dégâts économiques et écologiques. La surveillance de la santé végétale devient dès lors une tâche ardue. De nouveaux dangers apparaissent continuellement ; toutefois, les nouvelles connaissances scientifiques et les évolutions technologiques fournissent aussi des moyens ou des mesures permettant de mieux gérer certains dangers.

Lors du monitoring annuel effectué à l’aide de pièges à phéromones pour détecter des mouches des fruits exotiques, quatre spécimens de Bactrocera dorsalis (mouche orientale des fruits) ont été capturés en 2024. Une analyse génétique des insectes capturés en 2023 et 2024 confirme la suspicion qu’il s’agit d’introductions isolées et non d'une population établie. À la fin de ce monitoring, un spécimen de Dacus frontalis a également été capturé. Cette mouche est originaire du sud et de l'est du continent africain et s’est récemment propagée dans les pays méditerranéens d'Afrique du Nord. Elle provoque des dégâts importants sur les fruits de la famille des concombres (e.a. potiron, courgette, cornichon, melon, pastèque...). La possibilité que cette espèce s'établisse dans nos régions est plus probable que pour la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis. Une situation qui sera suivie de près dans les années à venir.

Un autre fait marquant en 2024 a été la découverte de Curtobacterium flaccumfaciens pv. flaccumfaciens, une bactérie affectant les plantes légumineuses, dans des lots de semences de haricots provenant des États-Unis. Après cette constatation dans le cadre de notre programme de contrôle, nous avons également été informé par les autorités néerlandaises que des lots de semences de haricots contaminés avaient été livrés à des agriculteurs belges qui cultivent des haricots pour l'industrie des produits surgelés, et qu'il y avait eu une notification dans le cadre d'un projet d’étude. Pour ces cas, des mesures appropriées ont été imposées et fin 2024, on s’est mis d’accord au niveau de l’UE pour imposer des exigences d’importation plus strictes.

Pour finir, en 2024, il a été décidé au niveau de l'UE de supprimer les mesures temporaires concernant le Tomato Brown Rugose Fruit Virus (Tobamovirus fructirugosum). Malgré les mesures prises, ce virus a continué à se propager et entre-temps, des mesures efficaces existent pour empêcher sa présence sur les plants. À partir de janvier 2025, ce virus est dès lors devenu un organisme réglementé non de quarantaine. Seules des exigences relatives à son absence sur les semences et les plants de tomates et de poivrons commercialisés restent encore d’application.