Analyse des échantillons suspects et non conformes
En 2024 l’UNE a analysé 634 échantillons, soit 1.023 résultats de paramètres d’analyses suspects ou non conformes concernant la présence de résidus de substances à action hormonale, antibiotique, antiparasitaire ou anti inflammatoire dont certains ne sont pas autorisés.
Les échantillons peuvent provenir, par exemple, d’un contrôle à l’abattoir ou dans une exploitation agricole, d’une notification suite au contrôle des labels à l’abattoir ou dans l’exploitation, d’une suspicion à l’abattoir, d’une demande de la FUPHEC (Federal Unit Public Health and Environmental Crime) ou du parquet, d’un animal suspect à l’abattoir, d’un colis postal non conforme, d’un contrôle routier, d’une plainte ou d’une notification d’un laboratoire externe, d’actions ciblées…
Des substances hormonales, des médicaments vétérinaires, des additifs ou des substances dont l'utilisation est interdite ont été trouvés dans tous ces échantillons.
En 2024, l’UNE a transmis 20 notifications de résultats d'analyse non conformes à des autorités étrangères. Il s’agissait principalement d’animaux abattus en Belgique mais originaires de ces pays, mais aussi d’analyses sur des produits transmises par les laboratoires belges comme la législation l’impose. 4 réponses ont été fournies par les États concernés.
En 2024, 95 échantillons d’urine ont été prélevés pour analyse par IRMS sur les androgènes et les œstrogènes. Au cours de contrôles en exploitation, 90 échantillons ont été prélevés, 5 échantillons d’urine ont été prélevés en abattoir. Tous les échantillons se sont révélés conformes.
Action sur le commerce et la détention des ovins et caprins
En 2024 et auparavant en 2023, l’UNE a organisé une action concernant le commerce des ovins et caprins. 25 contrôles ciblés ont été effectués concernant la détention, l’identification, l’importation, le commerce, l’abattage non déclaré…
En tout, plus de 1.600 animaux ont été physiquement contrôlés et de nombreuses non-conformités constatées : 23 de ces contrôles, soit 88% se sont révélés non conformes, pour une ou souvent plusieurs de ces infractions, dans l’ordre de fréquence de constatation :
- absence ou insuffisance des registres obligatoires ;
- animaux avec identification non conforme ;
- absence/insuffisance de documents de circulation obligatoires ;
- présence de médicaments vétérinaires non-conformes ;
- falsification/ manipulation des marques auriculaires ;
- refus de contrôle ;
- troupeau non déclaré ;
- abattages clandestins et commerces de viande ;
- menaces.
Action sur le commerce des animaux de compagnie
En 2024, nous avons également organisé une action spécifique sur les associations proposant des animaux à l’adoption.
Depuis de nombreuses années, nous constatons que beaucoup d’associations proposent des chiens et chats à l’adoption le plus souvent via les réseaux sociaux ou des sites web spécialisés. Les pays d’origine concernés sont multiples, en Europe ou plus loin : Roumanie, Crête, Espagne, Italie, Russie/Biélorussie, Turquie, Egypte, etc.
La plupart de ces associations sont sincères dans leur démarche, mais cette activité peut également servir de couverture à une activité commerciale déguisée.
Ces mouvements d’animaux ne sont pas sans risque pour la population car dans plusieurs des pays d’origine concernés, la rage est présente de façon endémique ou épisodique, et les animaux qui sont mis à l’adoption sont des animaux ayant un historique inconnu et qui sont récupérés dans des conditions inconnues.
Rappelons que la rage est une maladie virale transmissible par la salive des animaux contaminés qui tue toujours environ 60.000 personnes chaque année dans le monde. Une fois les symptômes déclarés, la maladie est toujours fatale.
D’un point de vue administratif, les animaux qui arrivent en Belgique via ce biais doivent faire l’objet d’une certification commerciale et le destinataire/adoptant doit toujours disposer d’un certificat sanitaire commercial TRACES/CHEDA (selon l’origine) où son nom et son adresse figurent explicitement. En tout état de cause, il ne faut pas hésiter à contacter votre unité locale de contrôle pour vous assurer de la légalité des documents présentés. Vous trouverez plus d’information sur la certification via ce lien.
Sans ce document, l’importation est illégale et des mesures sanitaires peuvent être exigées, comme un titrage, une quarantaine, le retour dans le pays d’origine, voire l’euthanasie de l’animal.
Sur les 8 associations contrôlées en 2024, nous avons constaté que 7 étaient en infraction, le plus souvent concernant la certification, mais aussi dans un cas une falsification de l’identification. Les animaux doivent également être enregistrés en Belgique dans Dog ID après leur arrivée, ce qui n’était pas le cas pour une partie des animaux.